La réforme de l’assurance santé américaine par Rémi Moreau

L’auteur décrit la nouvelle réforme sur l’assurance santé aux États-Unis, complètement remaniée au coût de 2,5 trilliards de dollars après de multiples tentatives à cet effet depuis quatre décennies. Après une bataille législative acharnée depuis novembre 2009 jusqu’en mars 2010 entre les Démocrates et les Républicains du Sénat et de la Chambre des représentants, le Président a officiellement promulgué une réforme qui vise à procurer une couverture d’assurance maladie à 32 millions d’Américains qui n’en disposent pas à l’heure actuelle et qui interdit certaines pratiques d’assurance visant à refuser d’assurer des personnes en raison de leur état de santé.
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Global Best Practices in Insurance Claim Cycle Time & Leakage par Shishir Kumar

Les réclamations frauduleuses en assurance génèrent des pertes financières énormes. Pour contrer ce fléau grandissant, les assureurs ont adopté des bonnes pratiques en matière de réclamations modifiant substantiellement leur manière d’opérer. Cependant, ils sont encore hésitants dans la mesure où leur investissement technologique doit reposer sur une gestion financière prudente.

Cet article recouvre les meilleures pratiques mises en œuvre par divers assureurs durant la période entre 2003 et 2007. Il constate que la plupart des innovations technologiques en matière de réclamation ont été faites dans la branche d’assurance biens et responsabilités, et développées en grande majorité par les assureurs américains et britanniques. Globalement, la focalisation s’est faite, en matière de réclamations, sur le plan administratif et informatique. Le chef de file à cet égard est la compagnie Aviva qui a su adopter des technologies radicalement innovatrices.
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Xynthia : histoire d’une catastrophe prévisible par Rémi Moreau

Xynthia est le nom d’une dépression météorologique majeure qui a frappé l’Europe de l’Ouest entre le 26 février et le 1er mars 2010, et plus particulièrement la France et son littoral, dans la nuit du 28 février, provoquant 53 décès, et causant des dommages assurables évalués à 1,4 milliard de dollars. Elle est considérée comme une des plus violentes depuis les tempêtes Lothar et Martin de décembre 1999.

L’auteur décrit sommairement cette catastrophe et ses effets, en insistant particulièrement sur les enseignements qu’on peut en tirer, notamment en ce qui concerne les digues maritimes dont plusieurs n’ont pu protéger adéquatement plusieurs communes en bord de mer et provoquant des inondations tuant des dizaines de personnes dans leur sommeil. Il aborde également l’une des mesures prises par le gouvernement français en décrétant des « zones noires », qui présen-tent des risques mortels, et qui obligeront les propriétaires à abandonner leur maison. Ils seront alors pleinement indemnisés à concurrence de la valeur réelle établie avant la tempête, incluant la valeur du terrain.
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Xynthia was a violent European windstorm which crossed Western Europe between February 26 and March 1, which is described, in France, as the most violent since Lothar and Martin in December 1999. Xynthia killed 53 people and was causing damage up to $ 2 billion USD (mean insured gross loss approximately $1,4 billion USD).

The author briefly describes the storm and its effects in France. He is focusing on some lessons and measures arising from that natural catastrophe, particularly the importance of the sea walls badly protecting a lot of towns, which were destroyed, so the water rose quickly as the people slept and they drowned in their sleep. He also comments on the “zones noires”, risk zones that were deemed too dangerous to be inhabited again following Xynthia. Government will fully indemnify people whose homes are set to be razed to the ground in those dangerous zones, on the basis of the costs of the house before the storm, including the land. Lire la suite

Appétence au risque : intégration au pilotage d’une société d’assurance par Pierre Thérond et Pierre Valade

La Directive Solvabilité 2 adoptée définitivement en novembre 2009 au sein de l’Union européenne modifie profondément les règles prudentielles du secteur de l’assurance. Si le premier pilier exige que les assureurs disposent d’un niveau de fonds propres qui leurs permettent de ne pas être en ruine à horizon 1 an avec une probabilité supérieure à 99,5 %, les assureurs devront, au titre du pilier 2, mettre en oeuvre un suivi et un pilotage permanent de leur exposition aux risques au travers de l’ORSA (Own-Risk Solvency Assessment). En particulier, les décisions significatives en termes d’exposition au risque devront être appréciées au regard de leur impact sur l’exigence de capital.

Aussi il apparaît opportun pour les assureurs de s’organiser et de mettre en œuvre une gestion en relation avec l’appétence au risque de la société. Au-delà du seul fait de mesurer l’impact de telle ou telle décision sur l’exposition au risque et l’exigence de fonds propres correspondante, il s’agit d’intégrer cette contrainte et de définir les objectifs de la société pour prendre les décisions optimales.

L’objectif de cet article est de présenter la notion d’appétence au risque et d’expliquer en quoi son intégration dans le pilotage de la compagnie constitue un avantage conséquent. Il décrit ensuite les étapes de sa mise en place au travers de la définition des objectifs, des contraintes et de leur déclinaison pour les différents propriétaires de risques.

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Faits d’actualité – Avril 2010/Juillet 2010 par Rémi Moreau

1. Un désastre écologique qui fait trembler le géant britannique du pétrole

2. Le projet de loi fédéral créant une Commission nationale des valeurs mobilières

3. Une réforme financière américaine sans précédent

4. Huit grandes banques dans le collimateur de la justice américaine

5. La taxation bancaire internationale fut reportée

6. Les services financiers canadiens seraient désormais taxés

7. Le volcan islandais semble être revenu en dormance

8. Nouvelle réglementation québécoise pour protéger les voyageurs en cas de problèmes

9. L’année 2010 s’annonce difficile sur le plan des risques catastrophiques

10. La saison 2010 des ouragans risque d’être pleine de périls

11. Le Lloyd’s affiche d’excellents résultats pour 2009

12. La sécurité a un prix mais quel prix

13. Petit glossaire de la crise grecque

14. Le cinéma et le marché de l’assurance

15. Encore une fraude pyramidale

16. Recours collectif contre la Banque Royale

17. Une nouvelle mouture québécoise de la Loi sur les compagnies : la Loi sur les sociétés par actions

18. La notion de valeur de remplacement au regard des maisons historiques irremplaçables

19. Nouveaux formulaires d’assurance habitation adoptés par le BAC

20. Bancassurance à la sauce chinoise

21. Véhicules munis d’un volant à droite interdits au Québec

22. Un logiciel d’aide à la détection de la fraude Lire la suite

Perspectives de l’industrie bancaire canadienne après la crise financière par Pascal François

Le vendredi 20 novembre 2009, plusieurs représentants de l’industrie bancaire montréalaise se sont réunis pour échanger leurs vues sur les conséquences de la crise, entre autres, la gestion de la liquidité, la répartition d’actifs, le marché du crédit et sur les perspectives quant aux activités de titrisation, aux activités de courtage, aux changements de réglementation.
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L’impact de la sinistralité passée sur la sinistralité future: Approche empirique en assurance automobile  par Olga A. Vasechko et Michel Grun-Réhomme

Le risque individuel de chaque assuré automobile n’est pas prévisible et n’est connu qu’a posteriori, à l’inverse du risque collectif qui est prévisible dans la mesure où l’on dispose de l’expérience du passé le plus récent observé sur une population assez grande comparable à celle du portefeuille actuel. Dans cet article, on souhaite examiner de façon empirique, si la sinistralité passée (avant l’année de référence) et la sinistralité actuelle constituent un bon indicateur prévisionnel de la sinistralité future, conditionnellement aux caractéristiques de la classe de risque (ou case tarifaire) de l’assuré. On suppose, en fonction de la sinistralité passée, que chaque classe de risques est constituée de deux catégories de conducteurs : les assurés à bas risques et ceux à hauts risques. A l’aide d’une loi binomiale négative et d’une approche bayésienne, on montre que la probabilité d’être un conducteur à bas risques est plus importante en l’absence de sinistres (ou avec un seul sinistre) et qu’à l’inverse la probabilité d’être un assuré à hauts risques augmente fortement dès que l’assuré a 2 ou 3 sinistres au cours de l’année de référence. Bien sûr le niveau de probabilité varie selon les classes de risque. Dans presque tous les cas, la sinistralité passée est un bon indicateur de la sinistralité future.
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Punitive Damage Effects on Post-Loss Bargaining and Settlement par David L. Eckles

Nous examinons dans cet article les effets théoriques des dommages exemplaires et comment ils affectent les négocia-tions préparatoires au procès entre les assureurs et les assurés. Nous cherchons également à déterminer comment l’introduction des dommages exemplaires symétriques peut influer sur les positions des parties et sur l’ensemble du procès. Nous avons découvert que l’octroi de dommages exemplaires asymétriques a tendance à augmenter le pouvoir de négociation des assurés et que le pouvoir de négociation entre assureurs et assurés est plus équilibré en tenant compte d’un système symétrique. Nous avons également trouvé que toute altération des mécanismes reliés aux frais des litiges peut aussi modifier la probabilité des règlements hors cours. Lire la suite