Faits d’actualité – Janvier 2007 par Rémi Moreau

  1. Risques climatiques : des experts estiment une facture de 1 000 milliards de dollars par an d’ici trente ans
  2. Nouveaux modèles de tarification en réassurance : une vision plus fine des risques et des expositions
  3. Berkshire Hataway acquiert le fonds Équitas-Lloyds
  4. Suite des élections législatives américaines : trois priorités d’assurance de la Chambre des représentants
  5. World Trade Center : la qualification de l’événement finalement tranchée par la justice américaine
  6. Les marchés à terme de Chicago fusionnent
  7. Scor a obtenu une licence d’opération en Chine en assurance de dommages
  8. Les cigarettes légères : les compagnies de tabac vont en appel
  9. Le scandale des stock options aux États-Unis
  10. Élargissement des responsabilités liées à l’environnement en Ontario Lire la suite

Deux études en avantages sociaux : la budgétisation des risques en gestion d’actif des caisses de retraite; la prolongation de la protection contre l’invalidité à la cessation d’emploi par Groupe-conseil Aon

Jusqu’à tout récemment, les politiques de placement des caisses de retraite étaient élaborées en fonction de l’actif sans égard pour le passif. La volatilité des marchés boursiers au début des années 2000, combinée à la baisse soutenue des taux d’intérêt, a sensibilisé les gestionnaires de caisses de retraite aux risques engendrés par une répartition d’actif qui ne tient aucun compte de l’évolution du passif. De nombreuses caisses de retraite de régimes à prestations déterminées se trouvant actuellement en situation de déficit actuariel (particulièrement sur une base de solvabilité), les promoteurs de régimes se tournent de plus en plus fréquemment vers l’investissement axé sur le passif (IAP), qui porte une attention particulière aux mesures de risque liées au passif. Lire la suite

Le sinistre / occurence en assurance de responsabilité civile par Alain Létourneau

L’auteur tente de démystifier le langage du contrat d’assurance de responsabilité civile et les ambiguïtés créées par la jurisprudence autour des notions d’« accident », de « sinistre / occurrence ». À titre d’exemple, les tribu-naux peuvent trébucher sur l’usage du mot « occurrence » lorsqu’ils l’associent au moment de la survenance du dommage. Dans ce type de police, la garantie est déclenchée par le dommage matériel, survenant pendant la période d’assurance, peu importe que la cause du dommage soit antérieure à cette période. Il y a manifestement un danger de confondre la période où survient le dommage, et l’« occurrence / sinistre » qui est la cause du dommage. Que les sources de confusion viennent des tribunaux ou des assureurs eux-mêmes, dans leur formu-laire, il propose quelques pistes de solution intéressantes en matière d’« occurrence / cause » et d’« occurrence / sinistre ». Lire la suite

Prévention des risques en présence d’asymétries d’information : quelques résultats théoriques par Bidénam Kambia-Chopin

La prévention est une dimension essentielle de la gestion des risques. L’assurance permet de couvrir les risques mais ne permet pas toujours de mettre en œuvre les niveaux de prévention optimaux à cause des asymétries d’information entre assureurs et assurés. Les incitations à la prévention des risques de responsabilité civile sont, elles aussi, touchées par les problèmes d’information. De plus, pour gérer cette catégorie de risques, une attention particulière doit être portée à la capacité financière des responsables à supporter les externalités qu’ils génèrent ainsi qu’aux garanties financières qui peuvent être offertes aux agents pouvant rencontrer une limite de solvabilité.

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Provisions techniques et capital de solvabilité d’une compagnie d’assurance : méthodologie d’utilisation de Value-at-Risk par Frédéric Planchet et Pierre-E. Théron

L’avènement du référentiel prudentiel Solvabilité II et, dans une moindre mesure, du nouveau cadre comptable induit par la phase II de la norme IFRS dédiée aux contrats d’assurance, va systématiser l’emploi de Value-at-Risk (VaR) en assurance. Particulièrement utilisées en finance de marché, les techniques de calcul de VaR exi-gent une adaptation spécifique dans un contexte assurantielle de par la nature des risques qui sont ainsi mesurés. Schématiquement on distingue deux contextes, qui imposent des approches différentes :

  • la mesure du risque lié à la sinistralité au moyen d’une VaR dans le corps de la distribution : la provision devra suffire à payer les sinistres dans 75 % des cas;
  • la mesure de risque lié à la ruine de la compagnie par le biais d’une VaR d’ordre très élevé : le capital de solva-bilité devra permettre à la compagnie de ne pas être en ruine avec une probabilité supérieure à 99,5 %.

Dans la première situation, que l’on adopte une approche VaR historique ou que l’on cherche à modéliser la sinistralité, on reste dans un cadre dans lequel on dispose d’un matériel statistique de taille relative mais suffi-sante pour estimer une VaR dans le corps de la distribution. Dans le second cas, on est en revanche confronté en l’absence d’observations et il convient alors, dans un premier temps, de modéliser les variables de base qui in-fluent sur la solvabilité de la compagnie, dans un deuxième temps, de simuler la ruine de la compagnie et enfin d’estimer une VaR d’ordre très élevé. Cette dernière étape nécessitera le recours à la théorie des extrêmes.

Dans ce travail, on s’attache à présenter les contextes de calcul de VaR en assurance, les résultats probabilistes sous-jacents et les limites de ces critères.
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Choix de contrat et sinistralité chez les jeunes conducteurs par Michel Grun-Réhomme et Noureddine Benlagha

Dans les rapports entre l’assureur et l’assuré, entre un contrat de garanties et une rémunération (prime ou cotisa-tion), la compagnie d’assurance fait face à un risque qui est directement lié à l’asymétrie d’information qui existe entre elle et l’assuré.

Dans un article récent, A. Cohen (2005) montre, conformément aux résultats de Chiappori et Salanié (2000), que l’hypothèse de sélection adverse est mise en défaut chez les jeunes conducteurs. Les jeunes ont une perception imprécise (absence d’expérience) de leurs risques.

L’étude présentée dans cet article s’inscrit dans la suite de ces travaux. On s’est également interrogé sur la per-tinence des liens existants entre la sinistralité et le choix de contrat chez les jeunes conducteurs. Notre étude est nouvelle sur deux points :

Elle porte sur quatre types de garanties (et non deux), ce qui est plus proche de la réalité, en utilisant un modèle polytomique ordonné bivarié.

Ces données sont récentes. Elles concernent l’année 2004, après la mise en place de nouvelles mesures sécuritaires au niveau de la circulation (radars automatiques, contrôles plus stricts de l’alcoolémie, alourdisse-ment des peines), et la baisse des accidents mortels.

Dans cette modélisation, les caractéristiques qui expliquent la sinistralité et le choix de garantie sont corrélées. Dans ce cas, l’estimation autonome de l’équation de la sinistralité peut comporter un biais d’endogénéité. Les caractéristiques individuelles des jeunes conducteurs, qui expliquent le choix de garantie, expliquent aussi posi-tivement la probabilité de sinistralité. L’hypothèse de sélection adverse est toutefois vérifiée parmi les jeunes conducteurs qui choisissent un contrat « tous risques » variable selon le montant de la franchise.
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Cross Hedging with Single Stock Futures par Chris Brooks, Ryan J. Davies et Sang Soo Kim

Dans cet article nous étudions l’efficacité de la gestion du risque croisé au moyen de contrats à terme sur des actions ordinaires uniques (CATOU). Nous proposons ainsi une nouvelle technique pour gérer le risque inhérent à la détention d’un titre unique pour lequel il n’y a pas d’options ou de CATOU qui se transigent sur des marchés organisés. Notre méthode utilise un portefeuille de CATOU choisis sur la base de caractéristiques des firmes sous-jacentes qui correspondent le mieux aux caractéristiques de la firme dont nous cherchons à répliquer le CATOU. Nous comparons ainsi l’utilisation de caractéristiques idiosyncrasiques d’un portefeuille de firmes à une méthode basée sur la corrélation des rendements pour gérer le risque à terme du titre d’une firme en particulier. Nous trouvons qu’il est optimal de gérer le risque d’un titre sur lequel aucun CATOU n’existe en combinant un portefeuille de CATOU choisis en fonction des corrélations historiques et de caractéristiques propres aux firmes avec des contrats à terme sur un indice boursier. Lire la suite